La mode retrouvée, les robes de la Comtesse de Greffulhe [Expo]

Une expo que j’aurai beaucoup aimé découvrir lors de l’inauguration en novembre, c’est désormais chose faite !

 Le Palais Galliera retrace la vie – et surtout la garde-robe – d’une élégante de la fin XIXe / début du XXe siècle, Mademoiselle Elisabeth de Riquet de Caraman-Chimey, épouse de M. Henri Comte Greffulhe.

A travers elle, c’est tout un pan de l’histoire de la mode, de la Haute-Couture et d’une société révolue – celle que dépeint aussi Titanic! – qu’Olivier Saillard met en scène.

 Affiche Galliera Greffulhe Mode retrouvée

L’affiche

Si vous en tenez à l’affiche, vous n’aurez peut-être pas envie d’aller voir l’expo, et je vous comprends.
Moi-même je ne l’aime pas beaucoup, même si maintenant je comprends mieux l’intention du Musée.
Sur l’affiche, une photo ancienne représentant donc Mme la Comtesse, on ne la voit pas du tout, et encore moins sa garde-robe. On aperçoit seulement ses yeux et le haut de sa coiffure, le reste étant masqué sous une montagne épaisse que l’on imagine cape ou manteau de lainage.

La Comtesse joue les femmes mystérieuses devant l’objectif de son photographe, un art de la séduction et de l’image qu’elle maîtrise à la perfection, en témoignent les nombreuses lettres, poèmes, articles, tableaux réalisés en son honneur et présentés dans l’exposition.

 Elle exerçait une fascination incroyable sur ses contemporains, dont Marcel Proust, qui s’inspire de la Belle pour son personnage de la Duchesse de Guermantes, et cultivait bien sûr le mythe, par sa garde-robe par exemple.

L’exposition présente des robes aussi extraordinaires que fabuleuses. La plus riche est probablement la robe qu’elle portait pour le mariage de sa fille Elaine, éclipsant la mariée, dite la Robe Byzantine. Une robe crème entièrement rebrodée de perles nacrées à traine bordée de zibeline.

Il y a aussi cette magnifique robe d’intérieur en velours de soie bleu intense sur fonds de satin vert, une couleur qu’elle aimait beaucoup.

Robe-Worth-velours-de-soie-et-satin-Comtesse-de-Greffulhe-Galliera-Stéphane-Piera-Roger-Viollet-1

Charles-Frederick Worth (1825-1895). Tea gown. Velours ciselé bleu foncé sur fond de satin vert. Dentelle de Valenciennes. Doublure en taffetas changeant vert et bleu, vers 1897. Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.

Et pour finir, sans doute sa robe préférée, une création Worth en velours noir brodé de lys, majestueuse.

Nadar - la Comtesse de Greffulhe

Nadar

Si vous n’avez jamais entendu parler de Maggy Rouff, des soeurs Collat, de Redfern, Caroline Reboux, Jenny, Louiseboulanger, etc., alors cette expo peut vous faire découvrir la Haute-Couture telle qu’elle existait à la Belle Epoque.

Petite présentation par Olivier Saillard himself :

La mode retrouvée | Palais Galliera, musée de… par paris_musees

Exposition jusqu’au 20 mars 2016, Palais Galliera, Paris.

2017-02-21T00:05:21+00:00 Expos|

2 Comments

  1. Apolline 10 février 2016 at 8 h 53 min - Reply

    Bonjour,
    Merci pour cet article. Connaissez- vous l’excellente biographie que Laure Hillerin a consacrée à cette femme fascinante, « La comtesse Greffulhe, l’ombre des Guermantes » (Flammarion) ? Si vous avez aimé l’expo, vous adorerez ce live où on apprend une foule de chose sur la dame, l’époque et Marcel Proust, tout en ayant l’impression de dévorer un roman — car sa vie est très romanesque.
    Plus d’infos sur le lien
    http://www.comtessegreffulhe.fr/
    (critiques, prix littéraires, signatures, émissions, conférences, etc).

    • Maïte 11 février 2016 at 11 h 26 min - Reply

      Bonjour Apolline, merci pour cette recommandation !!!! Je vais regarder ça 🙂 Bonne journée !

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