Voilà, tout est dit !! Traduite en en français, cette phrase signifie qu’en termes de business, on n’a pas ce que l’on mérite, mais ce que l’on négocie.

Avoir confiance en soi

Cette phrase à vrai dire, je ne sais même plus d’où je la tire : est-ce que ça vient d’une papillote ? – Oui, oui le savoir et la bien-pensance des papillotes sont un vrai moteur pour moi ! J’en veux pour preuve le fait que je lis toujours mes citations de papillotes au cas où je perdrais la phrase qui va changer ma vie. Et donc cette phrase là, il me semble qu’elle vient de loin.

C’est une phrase qui me porte depuis parce qu’elle me permet de ne pas me sous-estimer. C’est une erreur qu’on fait souvent quand on est entrepreneur parce qu’on essaie de se mettre – à tort! – dans les chaussures de son client.

Et ne pas se sous-estimer

Moi aussi, j’ai fait cette erreur. Je me suis dit parfois : « ma prestation est peut-être un peu chère ».  Moi aussi j’ai pu penser que mon service ne valait pas tant. Et il est vrai que tout est question de confiance en soi.

Il faut travailler sur soi, pour se persuader que ce qui fait la valeur ajoutée de notre prestation c’est justement notre vision des choses, notre savoir-faire, notre expertise, etc. Une combinaison de composantes qui est rare, et qui donc vaut le coût / coup.

Confiance et ambition

On fait souvent l’erreur, quand on débute, de ne pas se rendre compte de son potentiel.
Je ne vous parle de gonfler ses prix arbitrairement et artificiellement. Je vous parle de proposer un service à sa juste valeur.
Car ce qui fait un service et sa valeur, c’est tellement immatériel que c’est difficile à évaluer. Il n’y a pas de coût de revient lié à une matière première, ou à un temps de travail. Non, dans le cadre d’un service, ce qu’il faut juger, c’est ce que l’on apporte au client, qu’il ne peut pas obtenir seul.

Homme ou femme, affirmez-vous !

J’ai l’impression, quand j’écoute les personnes autour de moi, en formation par exemple, ou en conseil en style, que c’est souvent une histoire de femmes. Je ne suis pas féministe au sens : barricades, exclusion des hommes, etc.
Mais je suis féministe pour défendre l’indépendance de choix, la liberté de faire un travail qu’on aime, et de se construire avec les mêmes chances que les hommes.
Et je crois que cette histoire de potentiel et de « je coûte trop cher » est purement un complexe d’infériorité.
Alors ça suffit ! Oui, mesdames, nous avons les mêmes chances que les messieurs pour nous vendre. Et en matière de mode, les clichés nous sont favorables, femmes frivoles et superficielles que nous sommes 😉 Alors on fonce !

La modestie est une grande qualité, mais elle n’a rien à faire dans le business. Il faut prendre les compliments quand ils sont offerts, et les ressortir sous forme d’arguments quand la situation l’exige. Par exemple au moment de négocier un contrat 🙂

Comment établir le prix de vos prestations ?

En cas de doute, quelques idées pour vous guider :

Je peux par exemple commencer par regarder les tarifs de mes concurrents

Je peux aussi demander à mes clients ! Ne sont-ils pas les mieux placés pour me dire le prix qu’ils sont prêts à payer ma prestation ?

Je peux enfin calculer mon coût de « fonctionnement » : combien ça me coûte de travailler ? (frais de garde, de déplacement, de parking, de restauration, etc., charges sociales, et impôts) et voir combien je devrais me payer au minimum.

Toutes ces pistes sont indissociables de la posture de chef d’entreprise. Si vous voulez plus d’informations là-dessus, c’est un des sujets du module 6 de ma formation à distance pour devenir personal shopper.

Funambule

Comme vous l’avez compris, il est très important d’avoir en tête le barreau d’échelle que vous visez pour avoir envie de négocier et demander ce que vous voulez. S’ensuit ensuite un jeu entre votre client et vous. Rien de plus.
Au final, il faut rechercher une relation gagnant-gagnant, pour que les deux parties soient contentes de faire affaire.

Oser demander ce que vous voulez !
Que risquez-vous ? Au pire, on vous dira non, c’est tout !

Il est très important que vous soyez sûr(e) de vous, que vous n’ayez pas peur de demander.
Les premières fois, c’est compliqué, c’est difficile, on transpire, on est pas bien, on hésite, on a envie de disparaître.

Si vous ne demandez pas, comment voulez-vous que l’on vous donne ?
Si vous ne dites pas du bien de vous, qui voulez-vous qui dise du bien de vous ?

Et plus on joue, plus on engrange de l’expérience, et plus ça devient facile, parce que vous savez quoi ? Et ben on sait ce qu’on veut ! 🙂