Cette année j’ai la chance de me rendre à Mode City en septembre. Avant de découvrir le salon et les nouveautés, j’ai décidé d’aller incognito essayer les maillots de bain d’aujourd’hui, et peut-être trouver le maillot idéal.
Quand j’y pense, que serait le maillot idéal? 
Je penserais plutôt à une forme qui mette en valeur, sans pour autant « tout » dévoiler. Une forme qui soutienne, apporte un bon maintien, tout en restant confortable. Un imprimé, une couleur qui corresponde à la mode, mais aussi à mes goûts. Un petit détail qui fait toute la différence, comme un accessoire qui complète une tenue. Et bien sûr, j’aurais aussi une attention envers le prix, et la qualité du tissu et des finitions.
Un petit dessin de ce que pourrait être le maillot du futur, en tissu b leu métallisé, avec bustier, bottines lacées, épaulettes et lunettes-masque assortis. Evidemment sexy, apparemment c’est une des fonctions premières du maillot… Ah?

Avant… après !

Quand j’étais ado, l’achat d’un maillot de bain avait tout de la quête d’un absolu inaccessible. Et chaque année, le même stress. Pas la peine d’envisager d’aller dans un magasin « normal », par exemple une grande enseigne type H&M, C&A, Orcanta ou ETAM. NON ! C’était magasin spécialisé en lingerie, notamment bonnets profonds, ou grands magasins, pour le choix. Mais dans ces derniers, les collections de maillots, c’est en février… alors pour les soldes, il faudra repasser.
Pour ce qui est de la distribution, ça n’a pas trop changé aujourd’hui, bien que certaines marques de grandes chaînes, comme ETAM, ou Soleil Sucré par exemple, proposent aujourd’hui des bonnets plus profonds (D et E souvent), et des formes plus adaptées.
Retour aux essayages… Une fois en boutique, cloîtrée dans la cabine d’essayage, toujours les mêmes questions : Est-ce que je vais devoir encore essayer tout le magasin, pour me rabattre finalement vers le modèle le moins pire ? Est-ce qu’il y aura d’autres formes que le soutien-gorge classique balconnet, à armatures avec grosses bretelles et couture au mileu du sein ? Est-ce que les imprimés seront moins vieillots, et dans les couleurs que j’aime?
Et la vendeuse, cette femme qui, dans la fleur de l’âge, n’est plus sensible à vos problématiques de jeune fille…
Cette année, j’ai constaté avec bonheur que les grandes marques ont compris que la femme d’aujourd’hui a non seulement plus de poitrine, mais aussi des goûts esthétiques !

Juste pour info, en 30 ans, la femme a pris un bonnet (de B à C),et son tour de poitrine moyen est de 93,7 cm… (source : campagne de mesure de la population française, synthèse 2006).

C’est incroyable comme en une quinzaine d’années le marché du maillot de bain s’est transformé.
Des modèles… décoordonnés
La première étape de ce changement est pour moi l’apparition des modèles décoordonnés. Il y a une dizaine d’années, le marketing a observé que les filles mettaient rarement le même bas que le haut sur les plages. Plusieurs marques ont carrément choisi de se différencier par ce biais, en promouvant des ensembles assortis, sans l’être à 100%. Modèle dépareillé Victoria’s Secret 2010

L’unité se faisait dans un détail, un rappel d’imprimé ou un bijour par exemple, dans la couleur, ou dans la matière. Plus de problèmes de tailles, si on est plus fine ou plus large du bas, puisqu’on peut choisir ! Dans le même temps, le marketing a aussi développé des modèles de bas différents, pour s’adapter aux morphologies : slip brésilien, culotte, shorty, boxer, et même string pour les plus audacieuses. Le décoordonné, c’est aujourd’hui un standard des marques de maillot de bain. On a fait du chemin !

Développement de l’offre
Deuxième étape, j’ai pu constater dans le magasin de lingerie dans lequel j’ai enquêté, que le rayon consacré aux grandes tailles avait doublé voire quadruplé ! La taille du marché a-t-elle augmenté, ou y a-t-il tout simplement prise de conscience des marques, et donc plus de choix? Les deux mon capitaine ! J’ai découvert des marques totalement nouvelles : Maryan Melhorn, Anita, Freya, Empreinte, Fantaisie.

Technologie : tissus intelligents

Troisième étape, la technologie. Aujourd’hui, on parle de plus en plus des tissus « intelligents ». Ceux qui ne se déforment pas, ceux qui filtrent les UV, ceux qui sculptent le corps, qui ont concerné d’abord la lingerie – les culottes gainantes par exemple – et qui à présent touchent par capillarité, le beachwear. Il y a aussi de nouvelles matières, qui permettent de former les modèles sans coutures. La consommatrice y gagne en confort.

Révolution des Formes

Fini les seins en pointe, façon Bustier Madonna ! Les formes bénéficient de ces nouvelles technologies, et les bretelles et matières, élastiques non déformables offrent des possibilités nouvelles aux poitrines généreuses. La forme triangle, comme celle que portent Halle Berry et Ursula Andres dans James Bond, remplace le balconnet. Et du coup, la poitrine a non seulement l’air moins imposante que dans un balconnet qui soulève et écarte les seins, mais en plus, le décolleté prend des allures plus sexy, façon rapprochement Wonderbra. On a tout(es) à y gagner?
La technicité des matières permet de réduire le montant de tissu. Vous n’êtes donc plus enfermée dans un carcan, une véritable armure, mais vous êtes confortablement soutenue. Et vous n’avez pas l’air de Véronique dans son body nylon d’aérobic !
Je crois que le gros pas en avant a aussi été de supprimer les mousses et autres coques non amovibles, sur les bonnets après la lettre D… Franchement, y avait pas une erreur dans l’énoncé avant?
Le prix
Enfin, qui dit grande échelle dit aussi prix. Avant, comptez aussi cher qu’un bel ensemble de lingerie (800 à 1000 frans, soit entre  120  et 150 euros). Les modèles que j’ai essayés revenaient environ à 70 euros, et 20% de soldes dessus (oui oui !), donc vraiment un grand écart !
Résultat de l’enquête : coup de coeur pour un modèle de la marque Freya, triangle violet, avec un petit coeur dans la bretelle. En même temps, je suis dans la cible de la marque… 🙂
Modèle Eclipse, ici dans la couleur Red Star
Un vrai confort, un vrai maintien (à moi le beach-volley!) , sans pour autant avoir une toile de tente en travers de la poitrine.
Bon… si vous y tenez, ça existe encore !Cet article a été sélectionné par Paperblog !