Premières Clientes Conseil en Image : Mode d’Emploi

Tu as suivi une formation en conseil en image. Tu as tout mis en place. Et pourtant, les clientes payantes ne viennent pas.

Si tu te reconnais dans cette situation, je te rassure, tu n'es pas la seule ! Et qu'on se le dise une fois pour toutes, ce n'est pas une affaire de talent. Depuis 2010, j'accompagne des conseillères en image, personal shoppers et stylistes, et ce blocage, je le vois dans presque tous les parcours.

Dans cet article, je reprends les enseignements des derniers épisodes du podcast Happy Personal Shopping pour te donner une vision claire de ce qui bloque vraiment — et de ce qu'on fait à la place. Premières clientes conseil en image ? C'est parti pour le mode d'emploi !

🎧 Préfères-tu écouter ? Retrouve ces épisodes directement dans cette playlist du podcast Happy Personal Shopping :

Le site internet n'est pas un prérequis — c'est une procrastination déguisée

C'est l'une des croyances les plus répandues chez les conseillères qui démarrent : "Je me lancerai vraiment quand mon site sera prêt."

Résultat ? On passe des semaines sur Canva, on retouche les couleurs pour la dixième fois, on réécrit la page "À propos" — et pendant ce temps, aucune cliente ne signe. Et tes premières clientes s'éloignent...
Petite anecdote : dans mon cas, ça a duré 9 mois sur Photoshop. Une vraie grossesse !

Dans l'épisode #113, je t'explique pourquoi se focaliser sur le site peut devenir une erreur fatale. Non pas parce que le site est inutile, mais parce qu'il devient une excuse pour retarder ce qui fait vraiment peur : aller chercher des clientes.

Tes premières clientes ne viendront pas de Google. Elles viendront de conversations réelles, de ta présence dans des endroits où ta cliente idéale existe déjà. Le site vient ensuite — quand tu as quelque chose à montrer, et des clientes à rassurer.

Conseillère en image à son bureau qui travaille sur son site internet au lieu de prospecter

"Je ne suis pas encore prête" : combien te coûte vraiment cette phrase ?

Dans l'épisode #114, je pose une question simple : combien de mois — ou d'années — as-tu déjà passé à te préparer sans te lancer vraiment ? Chaque mois d'attente, c'est des clientes que tu n'as pas accompagnées, des revenus que tu n'as pas générés, et une confiance en toi qui s'érode un peu plus.

Le syndrome des faux prérequis fonctionne toujours de la même façon.
D'abord le logo. Puis le site. Puis une formation supplémentaire. Puis "quand j'aurai plus de followers". La liste est infinie parce que le vrai problème n'est pas là — c'est la peur d'essayer vraiment et d'échouer quand même.

"Je ne suis pas encore prête" est la phrase qui coûte le plus cher à une conseillère en image qui démarre.

Tant que tu ne te lances pas à fond, tu gardes l'espoir intact. Mais tu gardes aussi ton activité à l'arrêt.
L'action amène la clarté — pas l'inverse. C'est difficile, mais c'est normal de ressentir cette peur.
Ce qui n'est pas normal, c'est de la laisser décider à ta place.

Ce que personne ne t'apprend dans les formations conseil en image

En 2010, quand je me suis lancée comme personal shopper, il n'existait pas vraiment de formation structurée à ce métier. J'ai tout construit par tâtonnements, en observant ce qui fonctionnait (épisode #115). Aujourd'hui, les formations techniques sont nombreuses et souvent très bonnes. Colorimétrie, morphologie, style, shopping accompagné, n'ont plus de secrets pour celles qui les suivent.

Ce que ces formations n'enseignent pas, en revanche, c'est ce qui vient après :
- Comment parler de ses services sans avoir l'impression de "se vendre"
.
- Comment annoncer son tarif sans s'en excuser.
- Comment transformer une conversation naturelle en rendez-vous professionnel.
- Relancer tes premières clientes potentielles sans avoir peur de les déranger ou de les harceler.

C'est précisément ce que j'explore dans l'épisode #121 : la case manquante que toutes les formations oublient... et qui est pourtant la clé pour passer de conseillère formée à conseillère qui vit de son activité.

formation conseil en image colorimetrie personne t'apprend la prospection

Pourquoi 80% des conseillères en image formées n'ont pas de clientes

Dans l'épisode #116, je partage un chiffre qui fait mal : 80% des conseillères en image qui ont suivi une formation n'ont pas de clientes payantes régulières. Ce n'est pas un problème de marché saturé, ni de concurrence. C'est un problème de méthode — et de posture.

Les 20% qui s'en sortent ne sont pas forcément les plus diplômées, ni les plus visibles sur Instagram. Ce sont celles qui ont compris que trouver des clientes, ça s'apprend. C'est une compétence, pas un don. Et cette compétence repose sur trois piliers :

  • Savoir à qui tu t'adresses précisément: pas "toutes les femmes", mais une cliente idéale identifiée avec ses vraies douleurs et ses vraies envies
  • Savoir où trouver tes premières clientes conseil en image dans la vraie vie : pas uniquement derrière un écran
  • Savoir quoi dire quand tu la rencontres : sans script agressif, sans pitch commercial

Le bouche-à-oreille n'est pas une stratégie — c'est une récompense

C'est l'espoir de beaucoup de conseillères qui démarrent : "Si je fais du bon travail, les clientes vont me recommander naturellement." Et c'est vrai ... à terme. Mais il y a une confusion très fréquente sur ce qu'est vraiment le bouche-à-oreille, et elle coûte cher (épisode #117).

Tout le monde dit "démarre par le bouche-à-oreille". Ils se trompent de mot. Le bouche-à-oreille n'est pas une stratégie de démarrage. C'est une conséquence — la récompense de tes premières clientes bien accompagnées. On ne peut pas décider de faire du bouche-à-oreille avant d'avoir des clientes. C'est dans l'autre sens.

Et ton réseau ? Aussi précieux soit-il, il ne servira à rien au début s'il ne comprend pas ce que tu fais. Tes amies, ta famille, tes anciennes collègues disent "c'est super ce que tu fais" — mais elles ne savent pas à qui t'envoyer, parce que tu ne leur as pas dit précisément à qui tu t'adresses. Le problème n'est pas leur bonne volonté. C'est la clarté de ton message.

Attendre que les recommandations arrivent, c'est subir. Construire une méthode de prospection relationnelle pour toucher tes premières clientes conseil en image, c'est agir.

Ne donne jamais ton tarif trop tôt dans une conversation

Cette formule, tirée de l'épisode #118, surprend toujours — et pourtant elle décrit une réalité que beaucoup de conseillères vivent sans s'en rendre compte. Annoncer son tarif trop tôt dans une conversation, avant d'avoir créé de la valeur et de la confiance, c'est griller la relation avant même qu'elle commence.

Ce que j'explique dans cet épisode, c'est la séquence naturelle d'une conversation qui mène à une cliente : d'abord la curiosité, ensuite la connexion, ensuite la valeur perçue — et seulement alors le tarif. Dans cet ordre-là, le prix ne pose presque jamais de problème.

La posture qui empêche les conseillères de démarrer — et comment la changer

Dans l'épisode #119, j'aborde quelque chose de plus profond que les techniques : la posture. La façon dont tu te tiens face à une cliente potentielle. Face à une opportunité. Face à toi-même quand tu dois annoncer ton tarif.

La posture de "je rends service" — celle qui te pousse à baisser ton prix avant même qu'on te le demande, à proposer un échange quand tu voulais facturer, à remercier quelqu'un de te demander ton tarif — cette posture-là te coûte des clientes chaque semaine.

J'en sais quelque chose. En 2023, j'ai travaillé un mois entier pour les Galeries Lafayette sur un projet d'événement qui m'avait demandé un investissement temps et énergie considérable :
- quatre panneaux "fun facts" sur l'histoire du jean avec une semaine de recherches,
- des interviews d'influenceurs avec montage vidéo,
- et l'animation d'un quiz un samedi après-midi de 15h à 18h.
- Sans compter le relais sur mes réseaux sociaux et le blog.

Mon devis ? 966 euros TTC pour un mois de travail. - J'ai honte tu sais ! - Un tarif que j'ai baissé non pas sur leur demande, mais avant même d'en discuter avec eux. J'avais décidé à leur place que c'était probablement trop cher. Ils n'ont jamais sourcillé.

Cette erreur-là, je l'ai faite après douze ans de métier. Alors si tu la fais aussi, dis-toi que c'est tout simplement classique. C'est un problème de posture qui se corrige. Il suffit d'apprendre à en changer.

Maïte personal shopper Lyon Ambérieu Bourg en Bresse

Pourquoi les ateliers gratuits t'éloignent de tes clientes payantes

C'est le sujet de l'épisode #122, et c'est probablement le plus contre-intuitif de tous. Les ateliers gratuits semblent une bonne idée sur le papier : ils te permettent de te faire connaître, de montrer ta valeur, de constituer un portfolio. Mais en réalité, ils installent dans la tête des gens l'idée que tu travailles gratuitement . Pas évident de défaire cette pensée ensuite.

Un atelier de deux heures, préparé en trois heures, et offert : c'est cinq heures de ton temps pour zéro euro. Et les personnes qui ont bénéficié de cet atelier recommanderont à leurs amies… de venir gratuitement aussi. Ce n'est pas de la mauvaise volonté — c'est simplement que tu as positionné toi-même la gratuité comme ton modèle.

Ce n'est pas de la prospection. C'est de la générosité non structurée. Et la différence entre les deux, c'est exactement ce que j'explique dans cet épisode — et ce qu'on travaille ensemble dans la méthode 10-3-1.

L'histoire d'Anaïs : tout fait en un mois, bloquée sur l'après

Anaïs est une ancienne assistante sociale à l'Éducation nationale qui se reconvertit comme conseillère en image et thérapeute. Quand on a vraiment échangé pour la première fois, elle sortait de son premier salon professionnel. En un mois, elle avait fait son site, son identité visuelle, son kakemono, ses cartes de visite, son statut administratif. Tout. Et si vite!

Elle avait des contacts dans son téléphone. Des femmes intéressées. Des échanges amorcés.
Et là, plus rien de clair.
Qu'est-ce que je dis ? Je relance comment sans déranger ? À quel moment je parle d'argent ? Comment je passe de "on s'est croisées au salon" à "voilà mon tarif" sans avoir l'impression de me trahir ?

Personne ne lui a appris ça. Ni dans sa formation, ni ailleurs. Ce moment-là, je le vois tout le temps. Il change de décor — un salon, un atelier gratuit, une copine à qui on rend service "pour se faire la main" — mais il raconte toujours la même chose : des femmes compétentes, investies, qui font tout. Et qui se retrouvent bloquées exactement là où ça pourrait devenir concret.

On croit que le problème c'est de trouver des clientes. En réalité, le problème commence souvent quand elles sont déjà là.

conference styliste personal shopper salon professionnel

La méthode 10-3-1 : trouver des clientes dans ta vraie vie

La méthode 10-3-1, c'est la colonne vertébrale de tout ce que j'enseigne depuis 2010.
Elle repose sur une idée simple : tu n'as pas besoin de convaincre 1 000 personnes. Tu as besoin d'être au bon endroit, au bon moment, avec la bonne personne.

  • 10 — les endroits où tu es présente régulièrement dans ta vraie vie : associations, clubs, événements professionnels, lieux où ta cliente idéale existe naturellement
  • 3 — les conversations authentiques que tu crées chaque semaine dans ces endroits, sans script commercial, sans pitch agressif — des conversations vraies où tu écoutes et où tu apportes quelque chose
  • 1 — la cliente qui émerge naturellement de ces conversations, chaque mois


Une cliente par mois. À 500€, 800€ ou 1 000€ selon ta prestation : tu commences à en vivre.
Et cette cliente-là, parce qu'elle est venue naturellement, parce qu'elle t'a choisie toi — elle parle de toi autour d'elle. Le vrai bouche-à-oreille commence là. Pas avant.

Pour résumer

Si tu es conseillère en image formée et que tu n'as pas encore de clientes payantes régulières, voici ce que ces épisodes ont en commun :

  • Le problème n'est pas ton manque de talent ou de légitimité — c'est une case manquante que les formations n'enseignent pas
  • Le site, le logo et les followers ne remplaceront pas une méthode de prospection concrète
  • Le bouche-à-oreille est une récompense, pas une stratégie de démarrage
  • Les ateliers gratuits t'éloignent des clientes payantes — ils ne t'en rapprochent pas
  • Décider à la place de ta cliente avant même qu'elle parle — en baissant ton prix, en proposant un échange — te coûte des milliers d'euros par an
  • La méthode 10-3-1 fonctionne dans la vraie vie, sans dépendre de l'algorithme


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Le personal shopping est un métier né aux Etats-Unis après la Deuxième Guerre Mondiale. Il a pour but de guider les personnes qui ne s’y retrouvent pas dans les magasins, et aussi à la maison, à travers ce que l’on appelle des analyses de penderie ou tri de garde-robe.
C’est un métier centré sur l’humain et l’accompagnement bien-être des personnes qui ne savent pas comment se mettre en valeur ou tout simplement associer les vêtements entre eux. C’est un métier d’avenir qui est peut-être fait pour vous ? Pour en savoir plus, téléchargez vite votre guide offert :

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