Parmi les questions des personnes qui me contactent au sujet de la formation Personal Shopping, il y a souvent cette question. Je me suis dit que j’allais en faire un article et bientôt un sujet d’épisode de podcast.
Choisir un statut pour se lancer comme personal shopper
Le métier de personal shopper n’est pas une profession réglementée : aucun diplôme spécifique n’est obligatoire pour l’exercer en France. En revanche, dès que vous exercez professionnellement, vous devez bien sûr déclarer votre activité et respecter les obligations liées à votre entreprise.
Ce métier relativement nouveau n’est pas – encore ? – reconnu comme un métier. Il offre donc l’avantage d’être accessible à toute personne qui souhaite en faire son activité professionnelle.
Sans passer par une montagne de démarches administratives ! C’est par conséquent là qu’entre en jeu le statut d’autoentrepreneur.
Autoentrepreneur, statut privilégié en France
Depuis 2009, dans un élan d’incitation des Français à entreprendre, l’Etat Français offre la possibilité de se lancer comme indépendant en utilisant un statut simplifié. L’activité peut donc soit relever de la vente de marchandises soit de celles de prestations. Concrètement, cela veut dire que vous pouvez officialiser votre activité d’indépendante avec un statut facile d’accès. C’est idéal à mon avis pour débuter car c’est un excellent tremplin. On parle aujourd’hui davantage de microentreprise.
Les avantages de la micro-entreprise personal shopping
Les cotisations sociales sont calculées en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé. Le taux dépend de la catégorie dans laquelle votre activité est déclarée et peut évoluer : vérifiez toujours le taux en vigueur auprès de l’Urssaf.
-
Simplicité d'ouverture : une simple déclaration au guichet unique (de l'INPI)
-
Pas de TVA à facturer au démarrage tant que vous bénéficiez de la franchise en base. Attention : le seuil de TVA est différent du plafond de la micro-entreprise et évolue régulièrement. En 2026, il est fixé à 37 500 € pour les prestations de services, avec un seuil majoré de 41 250 €.
-
Une déclaration des revenus mensuelle ou mieux, trimestrielle, via un site internet très simple d'utilisation.
-
Peu d'obligations légales en dehors de mentions obligatoires sur les factures et la tenue d'un livre de compte (le compte bancaire pro fait l'affaire)
Inconvénient du statut d'autoentrepreneur personal shopper :
-
On ne cotise pour la retraite qu'à partir d'un certain niveau de chiffre d'affaires (pareil pour la formation professionnelle)
-
En revanche, en micro-entreprise, vous ne déduisez pas vos frais professionnels réels de votre chiffre d'affaires pour calculer votre bénéfice imposable. C'est un point important si votre activité génère beaucoup de dépenses.
Personnellement, je suis autoentrepreneure depuis 2014 et ravie d’avoir choisi ce système. En 2026, le régime micro peut être conservé jusqu’à 83 600 € de chiffre d’affaires annuel pour les prestations de services.
Si vous avez des questions, vous pouvez appeler directement et gratuitement l’Urssaf au 3698.
Les alternatives en termes de statut pour le personal shopping ?
Tout dépend de votre régime fiscal, je vous recommande donc de vous faire conseiller par un expert comptable par exemple, qui connaît les statuts par cœur.
En France, on peut choisir différents statuts, en fonction des contraintes légales, fiscales, etc.
L‘équilibre est à rechercher entre frais de fonctionnement, avantages fiscaux, responsabilité et type de clients. En effet, si vous avez à faire avec des entreprises, il peut être judicieux d’opter pour un statut qui permet de facturer de la TVA dès le début.
Si vous préférez la souplesse, vous pouvez aussi travailler avec des sociétés de portage salarial qui vous permettront de lisser vos revenus en un salaire fixe sur l’année. Les frais de fonctionnement ne sont pas les mêmes, donc tout dépend de votre situation !
Pour plus d’informations sur le régime autoentrepreneur appliqué aux personal shoppers, vous pouvez vous adresser à un expert comptable ou consulter le site de BPI France.


