Accumulation, profusion, apparent désordre… Ah ! Vive le retour du Marché !
J’avoue que j’abordais ce week-end avec une excitation accrue, n’ayant pu participer à l’édition 2009 – en même temps, j’étais en train de faire du shopping à Vegas au même moment, donc pas de regrets 🙂 .
Vendredi soir, j’affûte donc avec soin mon appareil photo, pour être prête le samedi.
Dès l’ouverture, c’est noir de monde !
Impossible de se garer, il faut se résoudre à un acte d’incivilité, et se garer sur… un emplacement pas très orthodoxe… Bon, c’est que pour quelques heures, on va dire que c’est bon…
Grâce au bracelet vert, les portes du marché m’étaient grande ouvertes, pas besoin de faire la queue. Chic !
Je me munis du sac vintage collector – un must have pour toute Lyonnaise qui se respecte! – et à l’assaut !
La foule est déjà happée par les merveilles dévoilées sur les stands des 300 exposants, venus de toute l’Europe, et parfois même d’au-delà. Sur des présentoirs, à même le sol, ou joliment arrangées sur des tapis de fortunes, les reliques des années passées nous font de l’œil. Le marché c’est aussi du neuf, avec, dans un hall dédié, les stands de 20 créateurs sélectionnés. On y retrouve notamment la boutique des Audacieuses, et d’autres créateurs, que nous aurons l’occasion de découvrir en détail plus tard (chut ! teaser !!!!).
Le spectacle est aussi parmi les visiteurs : il y a ceux pour qui le vintage est un art de vivre, et ceux qui se sont déguisés. Peu importe, l’objectif est de se faire photographier, et de remporter le concours !
L’ambiance est au rendez-vous, avec musique, couleurs, et beau temps !
Quelques photos, pour vous donner une idée.
J’ai d’emblée une préférence pour le hall le plus grand (celui du fond à droite, pour ceux qui sont venus) : il y a non seulement du choix, mais aussi de la place pour circuler.
Les couleurs, les matières, les formes sont au rendez-vous.
J’ai l’impression que mon bracelet vert est une Machine à remonter le temps.
Nous voilà revenus à des temps plus joyeux, où tout était rond, orange, et parfois farfelu. Mes préférés
Les souvenirs des plus grands, sont des mythes pour les autres, et l’occasion de dialoguer pour
connaître le quotidien des générations précédentes.
Les commentaires fusent : « Oh, mais … mais c’est ma première télé !!! Elle était orange, comme celle-là ! »
Ou encore « Oh ! regarde, mon bougeoir ! Si j’avais su, j’aurais pas jeté le mien ».
N.b : étrange comme on a une sorte de prise de conscience à ce moment-là : « Oups, en fait je pensais que c’était ringard, je l’ai jeté, mais en fait c’est super tendance …. J’en veux j’en veux ! je regrette de l’avoir jeté ».
Les plus terre à terre penseront : « C’est bête, j’aurais pu le vendre un bon prix… »
D’autres bribes, perçus au hasard des allées : « Ma tante Marie avait la même robe au mariage de… « ;  » Oh, t’as vu ! Une ceinture en macramé, on n’a rien inventé ! « . « Oh, j’avais le même mange-disques valise, mais le mien était orange et blanc » . « Tiens, regarde, c’est avec ça qu’on fait les meilleures omelettes ».
Les emplettes s’accumulent dans les shoppers des pipelettes, et les billets, dans les besaces des marchands… Ca négocie, ça rigole, c’est chouette !
Au milieu de cette foule, ébahie par toutes ces choses, qu’elle connaissait déjà, mais qu’elle avait oubliées, je me suis dit qu’il y avait un vrai contraste entre ce monde-là, idéalisé au possible aujourd’hui, avec ses couleurs, sa gaieté, sa joie de vivre, son insouciance, et notre monde actuel, gris, terne, rythmé depuis 30 ans par les crises, toutes les plus pires les unes que les autres, chacune passant pour moindre, dès l’apparition de la suivante…
Et pourtant, il y a aussi aujourd’hui, des couleurs, de la gaieté, de la joie de vivre.
Selon moi, l’année dernière, les médias ont rebondi entre deux sujets majeurs : la grippe A (depuis mars 2009) et la crise (depuis novembre 2008). Tout le reste a été occulté. Vous ne pensez pas qu’à force de dire, avec beaucoup de théâtralité, « Tout vâ maââââl » aux gens, les gens finissent par vraiment le penser?
Alors qu’en fait, l’orange est toujours orange, le rose toujours rose, et la créativité débordante d’enthousiasme !
Je trouve formidable qu’un événement comme le Marché de la Mode Vintage permette aux gens de se reconnecter avec les choses simples.
Je trouverais formidable qu’un événement comme le Marché de la Mode Vintage permette aux gens de se reconnecter avec les choses simples qui nous entourent, et ce chaque jour, pour relativiser leurs problèmes quotidiens.
Refermons cette parenthèse hummm … philosophique, pour nous attarder sur le travail formidable (hé hé, je l’aime bien en ce moment ce mot-là 😉 ) de l’équipe d’organisation. 
Tout au long du week-end, et comme je vous en parlais aussi la semaine dernière, AVANT l’événement, étaient organisées des manifestations diverses, pour faire vivre le marché.
Sur place, un défilé des premières années de l’ESMOD, ryhtmé par une chorégraphie très entraînante, de Sylvie Kay, professeur de danse à Lyon.

Quelques vidéos : ici. Les photos du défilé viendront dans quelques jours. Les voilà.

Il y avait aussi, pour les visiteurs du dimanche, deux immenses panneaux, reprenant les affiches du marché 2010, pour faire une photo souvenir en tenue légère ET rétro.
Trop marrant.
Ah la la, l’effet de mon bracelet vert a été fugace, et j’ai – paradoxalement – déjà la nostalgie de ce week-end. Vivement l’année prochaine !!!!