YSL inspire la mode cette année…
Il est partout, à travers la sobriété des coupes, l’élégance des silhouettes, la vivacité des couleurs. (voir les planches de tendances : Partie 1 par exemple).

Il faut dire que la magnifique rétrospective de l’année dernière, dont le catalogue d’exposition fait partie de la sélection du Grand Prix du Livre de Mode (on en reparle après), a marqué les créateurs, quelles que soient leurs influences. 300 000 visiteurs !

Dans cette lignée, la fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent surfe sur la vague, et présente une exposition inédite : l’équipe a reconstitué, avec l’aide de Loulou de la Falaise, grande amie, muse et collaboratrice d’YSL, en Directrice Artistique, la première boutique YSL Rive Gauche, créé en 1966 !

Le souci du détail encore : l’invitation presse était identique à celle de l’inauguration de la boutique, à l’époque ! Le duo de couleurs orange et rose fonctionne toujours aussi efficacement, et a inspiré plus d’un créateur, et plus d’une décoration !
L’expo présente surtout des modèles des premières années (1966 -1971). On retrouve notamment la fameuse saharienne de l’affiche (1969).
La sélection présentée est incroyable de modernité. Tous les modèles (sauf peut-être les blouses et robes avec des imprimés très très très 70s type tapisserie fleurie) pourraient être portés aujourd’hui !
Comment expliquer cela?
Très simplement : la Révolution YSL Rive Gauche, c’est la mode pour toutes.
Yves est fasciné par le présent, par son époque, qui change, notamment pour les Femmes. Il est l’un des premiers à affirmer « A bas le Ritz… vive la rue ! »
Il décide alors de créer non plus seulement pour les milliardaires clientes de la Haute Couture, et cible désormais les femmes de la rue, actives, qui osent, qui veulent séduire, qui commencent à s’affranchir des codes d’une autres époque. Il crée alors des robes moins chères, que toutes pourraient acheter.
« Ce que je voudrais, c’est vraiment être Prisunic ».
La boutique ouvre dans un quartier pas du tout commerçant à l’époque, entre bars, bouquiniste et école de danse. « L’ouverture est un tel succès que les voitures stationnent en triple file dans la rue », commente la Responsable de la boutique de l’époque.
Les murs rouges, habillés de moucharabiers, les bancs Djinn violet, la bande-son très 60s, tout est réuni pour un voyage dans le temps… à la frontière du monde d’aujourd’hui.
Expo jusqu’au 17 juillet.
Et sinon : le Grand Prix du Livre de Mode : organisé par l’Université de la Mode chaque année.
Ouvrages présélectionnés : Dominique Cuvillier : Le grand livre des lunettes, Florence Müller et Farid Chenoune : Yves Saint Laurent, Michel Dion et Mariette Julien : Ethique de la mode féminine, Maurizio Galante : Regard transversal, James Sherwood (préface de Tom Ford) : Savile Row, Les maîtres tailleurs du sur-mesure britannique, Delphine Pinasa : Vestiaire de divas, Christine Bard : Ce que soulève la jupe, Michel Pastoureau : Les couleurs de nos souvenirs, Marielle Cro et Claude Montana : Montana.

Une table ronde ouverte à tous, avec les auteurs des quatre finalistes (en gras), est organisée le jour de la remise des prix, c’est-à-dire le 25 mars, à 14h, à la Bibliothèque Municipale de Lyon (3ème, Part Dieu).
On se voit là-bas !

Article sélectionné par Paperblog Merci !!!

Pour acheter le livre de la sélection du Grand Prix du Livre de Mode :
Yves Saint Laurent