Suite aux remarques d’un passionné, qui a enquêté sur la véritable histoire de Van Cleef & Arpels, et en a fait un livre, quelques rectifications.

Elle est partout !


Cette tendance continue sa déferlante, et nous propose depuis quelques mois des accessoires très « rétro » (avant on disait ringard, maintenant c’est mode, donc c’est rétro). 

Focus du jour, les porte-monnaie à fermoir à l’ancienne. 
Ou la version petit sac, qu’on appelle Minaudière (McQueen ci-contre).

Quelle est l’histoire de cet accessoire ?
Créée en 1930, il s’agit d’un accessoire dérivé du Vanity Case, petit sac qui contient à l’origine le maquillage des Dames. Figurez-vous que dans les années 20, l’ère est à la liberté, et à l’essor des cosmétiques. Il n’est donc plus shocking de se maquiller en public. Les élégantes ont de nouveaux besoins : un petit réticule pour y glisser bâton de rouge, petit miroir, houppette, poudrier, etc.
Par la suite c’est le joailler Charles Salomon Arpels qui crée la minaudière.
Il apporte au Vanity des améliorations techniques et stylistiques, si bien que Madame peut y placer tous les accessoires nécessaires à sa vie de Femme du Monde. Parfois, les objets sont rangés au millimètre ! (photo)


D’après la légende, le nom « Minaudière » viendrait de la femme de M. Arpels, Estelle Esther, qui avait pour habitude de « minauder » : prendre des mines et des poses aguichantes pour être irrésistible. Certaines sources contestent cette origine, et privilégient davantage le nom de leur maison achetée dans les années 20, à Flins sur Seine, La Mirandière, qu’ils avaient renommée La Minaudière. L’invention de la minaudière est elle aussi contreversée : elle aurait été créée par Langlois, qui avait un atelier place Vendôme.

Aujourd’hui, on en trouve des miniatures chez Réserve Naturelle, en format poudrier très proche des origines chez Dior, en format Kitch Cupcake chez Judith Leiber, Bagatelles & Co, Kilian, Louis Vuitton, etc.

Florilège…







Bref, en 2011, soyez « ringarde », passez à la minaudière !

Pssttt, moi j’accroche depuis… Ophélie Winter période Mc Solaar, festival de Cannes 1998.
Impossible de mettre la main sur la photo, à bon entendeur ?
Tout ce que j’ai pu trouver : le baiser, et la robe ! 
J’essaie de vous retrouver le sac !