Zoom sur la créatrice de la collection « Coquillages et Crustacés », que je vous ai présentée il y a quelques jours.Focus on Muriel, designer of Coquillages et Crustacés, which I told you about a few days ago.
Princesse Punk… Un oxymore qui traduit les deux traits de caractère de la marque :
Un côté princesse, femme enfant et féérique, inspiré par l’enfance, et notamment la télévision et les émissions de jeunesse des années 80 et 90, et un second côté plus rebelle, déterminé, insolent, libre !
Princesse Punk… An oxymoron which tells us about two aspects of the brand’s personality : first Princesse, woman but girly, magical, inspired by her childhood, and especially the TV-programs for the youth, in the 80’s and 90’s, and also rebel, determined, free !
La pièce emblématique des collections, déclinée à chaque thème : la robe.
Pour répondre aux besoins d’une femme multi-facettes, qui aligne journée de travail puis soirée, il fallait une garde-robe pratique, une garde-robe 24h.
In every collection, she designs dresses, her emblematic item. As the woman has to jump from work to party, she offers a variety of 24-hour, practical clothes.
La réponse de Muriel ? Une gamme de robes toutes simples, coupe très sobre type « trois trous », que l’on accessoirise ensuite en fonction des circonstances : badges, barrettes, broches, et même, pour la première fois cet été, bijoux (les 4B gagnants !).
The idea is to accessorize your outfit, generally a very simple sleeveless dress, with brooches, badges, hair slides, and new, for summer 2010, costume jewels.
Le concept : La mode, c’est s’amuser ! C’est se dire chaque matin : « Qui ai-je envie d’être aujourd’hui ? »
Muriel aime le côté ludique des badges surtout, qu’on enlève, modifie, ajoute, retire, etc. Elle en invente donc à chaque saison, pour accompagner ses tenues.
The brand’s concept is: « have fun », ask yourself « who do I want to be today? » in front of your closet.
Comment naissent les modèles ?
Muriel bouillonne d’idées, de thèmes. Lorsqu’un thème se détache par rapport aux autres, notamment parce

qu’il est en accord avec les tendances que la créatrice perçoit, alors c’est tout l’univers relié à ce thème que la créatrice s’approprie. Elle écoute les chansons de l’époque – par exemple Brigitte Bardot en boucle pour la collection « Coquillages et Crustacés », dévore les livres, les expositions, etc… et petit à petit écrit l’histoire de son héroïne, sa Princesse Punk à qui il arrive toutes les aventures.

How does Muriel create ?
When she has an idea, and it is also « in the air », she dives into the universe she has chosen, and listens to music, sees films, goes to exhibitions, etc, so as to tell the story of her Princess, line after line.
Les dessins s’accumulent, les idées aussi. Puis c’est la phase de tri, et de recherche de tissus. Muriel travaille avec des fournisseurs très variés. Elle cherche jusqu’à trouver LE tissu qu’elle a en tête. Ensuite vient la phase de prototypage et de test. La créatrice essaie elle-même tous les modèles, les lave, les porte, les montre à son entourage, pour peaufiner les prototypes.
Once the drawings pile up, you have to do a selection, find a supplier for the fabric. And then, comes the sewing of prototypes, which the designer tests herself : washing, wearing, etc. 
Justement… A quel moment la créatrice s’arrête-t-elle d’améliorer ? « Ca dépend, pour certains modèles, c’est quasiment immédiat, pour d’autres, c’est plus long. Mais je me fixe, au moins mentalement une date à peu près, pour éviter de prendre du retard dans la collection. »
En effet, lorsqu’un thème est validé, et que les prototypes sont prêts, il faut entre en phase de production. Aujourd’hui, c’est la créatrice elle-même qui coud les modèles, dans son atelier-boutique de la rue René Leynaud.
Once fabric and prototypes are ready, Muriel sews herself the whole range of her collection, in her work(-and-)shop in Street René Leynaud in Lyon.
Tous les modèles sont réalisés en petite série : l’exclusivité et la série limité font partie du concept Princesse Punk.
All the items are made in small quantities. Exclusive and limited are two relevant words in the brand’s concept.
La commercialisation
Pour se faire connaître, Muriel utilise bien sûr internet (une boutique en ligne est en projet), mais aussi un réseau de boutiques partenaires, notamment « la Rose à Poix », à Arles. Cet été, les modèles de la créatrice seront aussi exposés à Vallauris, dans une boutique éphémère.
Dans la boutique, la créatrice aime vendre elle-même ses modèles. « C’est tellement flatteur de voir quelqu’un aimer le travail que l’on a fait, et l’acheter, pour le porter. Ca m’enchante toujours, comme si c’était la première pièce que je vendais, à chaque fois ! ».
To sell her creations, Muriel has a website, which soon will be an online shop, but she also has a network of partnershops, e.g « La Rose à Pois », in Arles. This summer you’ll find her also in Vallauris, in a fleeting shop.
The designer likes to sell herself, » it’s so flattering to see people like and buy your stuff ! For me it is always the same feeling, as if I am selling for the first time ! »
La créatrice est aussi très flattée quand les clientes lui disent que les collections leur rappellent un vêtement que portait leur grand-mère, leur mère. « Ca me donne l’impression d’être dans le vrai, de proposer des vêtements intergénérationnels, ça me fait très plaisir ! »
She likes it also if you say a dress reminds you of your grandmother. « I have then the impression to make the « right » thing, that I offer inter-generation clothes. »
Elle aime aussi prendre le temps d’écouter ses clientes, pour leur proposer de découvrir par exemple d’autres couleurs, d’autres formes. « C’est l’avantage de vendre soi-même ses modèles, sans passer par un distributeur. Au final, la collection est une marque parmi d’autres. Il n’y a plus cette proximité avec les clients. Alors que là, on peut les conseiller, éventuellement réaliser des modifications / retouches de dernière minute ».
Muriel likes to sell her clothes herself also for it is a great opportunity to be close to her clients. She can offer advice, and also last minute alterations.
C’est aussi ça, acheter un vêtement de créateur : la fantaisie, l’originalité bien sûr, mais aussi service et qualité, au meilleur prix !
That is what designers’ clothes are: creativity and originality, of course, but also service, and quality at the best price !
Muriel, un conseil Mode ?
« S’habiller, c’est construire une silhouette, par exemple en mélangeant une pièce luxe, une pièce ancienne, une pièce moderne. Les marques n’ont pas d’importance ! ».
« J’aime jouer avec mes vêtements, prendre le temps de marier des éléments qui n’ont pas à première vue de rapport entre eux. » Princesse Punk me parle alors de son châle espagnol, noir à franges, avec des roses brodées, qu’elle a coordonné avec un top manches ¾ un peu gigot imprimé léopard. Quel style !
Dress up Advice please ?
To dress up is to build a figure, for example mixing luxury, older and modern clothes. It doesn’t matter which brand you take !
I like to play with my clothes, take the time to marry them, even if they don’t have common qualities at first sight. Princesse Punk then tells me about her black fringed Spanish scarf, with embroided roses, which she married this morning with a leopard-print top, with kind of Juliet sleeves. Such a style !
Petite indiscrétion…
On murmure que la collection automne-hiver sera l’histoire d’une certaine Mademoiselle Yvette (nom de code pour l’instant), qui monterait à Paris pour être l’assistante d’un magicien….
J’ai hâte de voir ça !
Little indiscretion…
One says that the 2010 autumn-winter collection, will be the story of a certain Miss Yvette (project code) leaving her city for Paris, to be the assistant of a magician…
I can’t wait ! 

Source :  http://www.princesse-punk.fr/2010-CC.html