#99 – Louise Ebel : de blogueuse à influenceuse culturelle, un parcours entrepreneurial surprenant

Présentation de l'épisode

Et si la créativité n’était pas une case, mais un fil rouge ? Louise Ebel, connue sous le nom de Pandora, a été l’une des premières blogueuses mode françaises.

Avant Instagram, avant les filtres, avant les algorithmes, il y avait les blogs.Et dans ce monde où tout restait à inventer, Louise a imposé une esthétique singulière : poétique, érudite, délicieusement rétro. Ses photos semblaient tout droit sorties d’un roman du XIXe siècle, ses mots résonnaient comme ceux d’une conteuse.

Aujourd’hui, elle a troqué les shooting « les pieds en dedans » contre une caméra : elle crée des documentaires culturels pour les musées, les institutions, les festivals et les offices de tourisme.

Une renaissance artistique, mais aussi entrepreneuriale, qui en dit long sur la capacité des créatrices à se réinventer sans jamais perdre leur essence.

Un parcours fascinant où s’entrelacent vintage, histoire de l’art, discipline et liberté créative.

Icône d’une génération de modeuses passionnées, elle a su réinventer son rapport à l’image, à la mode, et à la culture — bien avant l’avènement d’Instagram. Aujourd’hui, elle se revendique créatrice de contenus culturels, explore avec finesse les plus belles et et médiatiques expositions, qu’elle retranscrit dans ses vidéos anti-codes d’Instagram. Un parcours fascinant où s’entrelacent vintage, histoire de l’art, rigueur et liberté créative.

Et aujourd’hui, elle aborde le côté entrepreneurial de son activité. Une vraie pépite dans cet épisode 99 du podcast !

Ce que vous allez découvrir

👉 Le destin d’une pionnière de la blogosphère française 

👉 Comment le vintage est devenu son langage visuel 

👉 La transition du blog à Instagram : erreurs, désillusions et renaissance 

👉 Pourquoi les algorithmes ne devraient pas dicter votre création 

👉 Comment transformer une esthétique “de niche” en levier professionnel 

👉 Le parallèle entre syndrome de l’imposteur et stratégie (ou son absence assumée) 

👉 Leçons d’endurance : ne jamais attendre d’être “prête” pour se lancer 

👉 Sa nouvelle vie de réalisatrice et ses collaborations avec les musées

Les trois leçons de Louise Ebel

  1. L’audace, c’est de continuer à créer même quand la mode change. Les tendances passent, mais un univers reste.

  2. Le “fait est mieux que parfait”. Aucune œuvre n’est parfaite — et ce n’est pas grave.

La confiance s’apprend. « Ayez la confiance en vous d’un homme moyen hétéro », dit-elle en riant.
Derrière l’humour, une vraie leçon d’affirmation.
L’importance d’affirmer son univers personnel, même s’il détonne dans le paysage ambiant.

La nécessité de se repositionner avec conscience quand l’écosystème change.
La capacité à transformer ses passions en projet professionnel durable, sans trahir sa sensibilité.

Et surtout : oser se montrer, même imparfaite, parce que c’est le seul moyen d’apprendre à se voir vraiment.

Punchlines de l'épisode

« Ça ne sera jamais parfait, mais il faut le faire. » 

« Ayez la confiance en vous d’un homme moyen hétéro. » 

« Instagram m’a déjà niqué mes plans une fois, je ne veux pas qu’il le fasse une deuxième. » 

« Mon style est un terrain de jeu, pas une prison. »

Ressources

Retrouvez le travail de Louise :

📸 ⁠Instagram @louiseebel⁠

🎬 ⁠YouTube — Louise Ebel⁠

💡 Ses vidéos culturelles : Artemisia à Rome, Le Fantôme de l’Opéra, Les femmes sculptrices du XIXe siècle, et bien d’autres.

Chapitrage

00:00 — Introduction & souvenirs de la blogosphère 

05:00 — L’époque Pandora : style, photos et syndrome de l’imposteur 

12:00 — Le tournant Instagram et la fin des blogs 

18:00 — Devenir créatrice de contenus culturels 

27:00 — Organisation, hygiène de vie et discipline de création 

34:00 — La mode comme langage, le vêtement comme assurance 

42:00 — L’authenticité contre les algorithmes 

50:00 — Leçons de vie : audace, constance et foi en soi

Ecoutez l'épisode ici :

Transcription de l'épisode 99

Introduction

Eh oui, aujourd’hui c’est l’épisode 99 que j’ai le plaisir de vous proposer dans le podcast Happy Personal Shopping. Et vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis fière de pouvoir vous le proposer car j’ai le plaisir d’avoir une invitée pour cet épisode.

Cette invitée, c’est une personne qui a énormément compté au moment où j’ai lancé mon blog en 2009. Bulle de Mode est né à l’époque où on ne parlait pas encore d’Instagram parce qu’il n’était pas encore né.

C’est avec un peu de nostalgie que je vous présente cette invitée. La personne que j’ai le plaisir d’inviter aujourd’hui, c’est Louise Ebel, alias Pandora, une des blogueuses mode qui a énormément participé à façonner ma vision de la mode, qui m’a permis de lancer mon propre blog et qui m’a fait rêver avec ses tenues et ses photos incroyables.

Merci Louise d’être venue et d’avoir partagé avec nous ton parcours d’entrepreneur, car ce n’est pas un sujet qu’elle évoque beaucoup. J’ai d’autant plus de plaisir et de fierté à vous proposer cet épisode unique.

Voici Louise Ebel dans le podcast Happy Personal Shopping pour fêter cet épisode 99. Bonne écoute !


L’entretien avec Louise Ebel

Les débuts : la nostalgie des blogs

Maïte : Bonjour Louise, c’est un très grand plaisir de t’accueillir dans le podcast aujourd’hui. Merci d’être avec nous.

Louise : Eh ben merci de m’inviter pour dire des choses. On verra si elles sont intéressantes.

Maïte : Écoute, moi j’en suis sûre en tout cas parce que tu fais partie, comme je te le disais juste avant, des personnes que je suis depuis super longtemps. J’ai découvert ton blog quand j’ai lancé le mien en fait et tu as toujours été une source d’inspiration de folie. Donc on parle de 2009 là ?

Louise : Vive les blogs. Franchement les blogs ça me manque quand même.

Maïte : C’est vrai ?

Louise : Ouais, moi j’aimais bien.

Maïte : Moi aussi j’aime bien. Moi je continue le mien mais toi le tien, je crois que tu l’as arrêté.

Louise : Le mien c’est pas que je l’ai arrêté, c’est qu’en fait j’ai pas pu renouveler… J’ai oublié un moment de renouveler l’abonnement. Je me dis « Ah bah je le ferai plus tard, c’est pas grave. » Et puis à force de le faire plus tard, en fait ce que je savais pas c’est que du coup bah ça efface tout.

Maïte : T’as tout perdu ?

Louise : Ouais et du coup bah j’essaye de pas être trop triste parce que en fait, enfin qu’est-ce que tu veux faire ? Tu vois, j’essaie de me dire « vas-y c’est pas grave, les photos je les ai toutes, elles sont sur mes ordis », mais ouais ça c’est pas cool donc bon je veux pas trop m’attacher aux choses du passé donc je me dis OK tant pis mais sachez-le quoi.

Maïte : J’ai une astuce pour toi, tu connais le site Wayback Machine ?

Louise : Oui mais il y a pas tout, tu vois tu as quelques trucs mais tu as pas tout.

Maïte : Ben non ça c’est sûr, tu as pas tout quoi. Puis enfin tellement de travail en même temps.

Louise : C’est la vie exactement.

L’univers atypique de Louise

Maïte : Donc je disais ça, c’est grâce à ton blog que je t’ai découverte. Tu m’as beaucoup inspirée dès le début parce que tu faisais partie des blogueuses qui ne faisaient pas comme toutes les blogueuses mode de l’époque, c’est-à-dire celles qui se prenaient en photo avec les pieds en dedans, etc. Toi tu racontais pas tant que ça.

Louise : Ah si, je t’atteste que je le faisais aussi !

Maïte : Moi j’ai pas l’impression, parce que chaque fois que tu racontais une histoire…

Louise : Oui c’est gentil, mais j’étais pas la seule à raconter des histoires quand même. Il y avait Alix aussi, Cherry Blossom Girl, qui moi c’est elle qui m’a inspirée à faire mon blog à la base. Non non, j’étais vraiment pas la seule à raconter des histoires et je posais aussi les pieds en dedans. Par contre j’avais un univers peut-être un peu atypique, c’est ça c’est certain, qui parlait aux gens qui sont atypiques. Après tout le monde est atypique à sa propre manière, mais voilà.

Maïte : En tout cas tu cites Alix de Blossom Girl. En fait c’est les 2 personnes, toi et elle que je suivais de manière continue tu vois. Donc c’est les 2 personnes atypiques.

Louise : C’est elle qui m’a montré que c’était possible et je me souviens quand j’avais découvert son blog, j’ai dit « mais c’est génial ». Je crois que j’y suis retournée il y a pas longtemps d’ailleurs, je sais pas pourquoi j’en ai rêvé. Et j’ai eu besoin d’aller sur les archives pour regarder un peu.

Et ça nous paraît tellement simple aujourd’hui parce qu’on est noyé dans une avalanche d’images avec Instagram, on a tout vu, tout le monde s’est mis en scène dans des manières les plus incroyables possibles et forcément ça paraît simple. Mais à l’époque, c’était incroyable que quelqu’un fasse ça, enfin fasse ses propres shootings photos et en plus elle avait quand même super bon goût et des jolis décors et tout, et c’était trop chouette.

Et c’est ce qui me manque aujourd’hui, c’est que les réseaux sociaux m’inspirent plus en fait. Et j’aimerais bien retrouver ce sentiment-là.

Le parcours : de l’histoire de l’art au blogging

Maïte : Parce que pour le coup, on n’a pas retracé ton parcours. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu donc aujourd’hui ce que tu fais ?

Louise : Alors ça va être long. En fait, moi j’ai étudié l’histoire de l’art et quand j’avais, je pense, je sais pas, 18, 19 ans, un truc comme ça, même peut-être 18 ans. En fait il y avait, donc je suis née en 87, donc à cette époque-là il y avait déjà, tu vois, les premiers blogs, Flickr qui existait.

Et moi j’avais commencé à me prendre en photo et je mettais ça sur Flickr. Et puis un jour, j’ai découvert le blog d’Alix et je me suis dit « Ah mais en fait c’est génial, moi aussi je peux faire ça. » Et donc j’ai lancé mon propre blog.

Et au tout début c’était vraiment pour le plaisir, juste pour m’amuser, pour partager mes tenues. Et puis petit à petit, ça a pris de l’ampleur. Les gens ont commencé à me suivre de plus en plus.

Et puis au bout d’un moment, des marques ont commencé à me contacter pour me proposer des collaborations. Au début c’était des produits gratuits, et puis après c’est devenu des articles sponsorisés payés.

Et donc petit à petit, ça s’est transformé en une activité professionnelle. Mais c’était vraiment progressif, c’était pas du jour au lendemain.

Le passage aux collaborations professionnelles

Maïte : Et toi, est-ce que tu as eu un déclic à un moment donné où tu t’es dit « Ok là je transforme ça en vrai business » ?

Louise : En fait c’est venu naturellement. À un moment, les marques ont commencé à me payer pour faire des articles. Et je me suis dit « Ok ben en fait je peux gagner ma vie avec ça. »

Mais le truc c’est que ça a été assez difficile au début parce que les gens comprenaient pas trop. Les agences de communication savaient pas trop comment travailler avec nous. C’était vraiment le début de tout ça.

Et puis au fil du temps, c’est devenu de plus en plus professionnel. Les contrats, les tarifs, tout ça s’est structuré. Mais c’était vraiment pionnier à l’époque.

La lassitude du contenu commercial

Louise : Et puis au bout d’un moment, je vais pas te mentir, j’en ai eu un peu marre. Parce que faire des vidéos unboxing, des hauls, des try-on, tout ça, au bout d’un moment c’est répétitif.

Et surtout, j’avais le sentiment de produire du contenu jetable. Tu vois, du contenu que les gens regardent une fois et puis après ils passent à autre chose. Et moi j’avais envie de créer quelque chose qui ait plus de valeur, plus de profondeur.

Et en plus, j’étais quand même diplômée en histoire de l’art. Donc j’avais envie de parler de culture, d’art, d’expositions. Et je me suis rendu compte que c’était ça qui me passionnait vraiment.

Le tournant vers le contenu culturel

Louise : Donc petit à petit, en 2020-2021, j’ai commencé à intégrer de plus en plus de contenu culturel dans mes publications. Je parlais des expositions que je visitais, des musées, d’histoire de l’art.

Et en fait, ça a super bien marché ! Les gens étaient hyper contents. Ils me disaient « Ah mais enfin du contenu intéressant, du contenu qui a de la valeur ! »

Et du coup, j’ai continué dans cette direction. Et aujourd’hui, c’est vraiment devenu mon truc principal. Je fais du contenu culturel, je parle d’expositions, d’art, d’histoire.

Je continue à parler de mode aussi, mais c’est plus dans l’optique de l’histoire de la mode, du style, de l’esthétique. C’est plus réfléchi, plus approfondi.

L’importance de la maîtrise technique

Maïte : Et du coup, comment tu as fait cette transition concrètement ?

Louise : Alors déjà, j’ai investi dans la formation. J’ai appris la vidéo, le montage, tout ça. Parce que je voulais vraiment maîtriser mon outil.

Et ça c’est hyper important. Parce que quand tu maîtrises la technique, tu gagnes en confiance. Tu te rends compte que tu peux le faire, que tu es forte.

Et puis surtout, ça te permet de créer exactement ce que tu as en tête. Tu n’es plus limitée par ton manque de compétences techniques.

Donc j’ai appris la prise de vue, le cadrage, l’éclairage, le montage sur Adobe Premiere, la colorimétrie, l’étalonnage. Et franchement, ça a tout changé pour moi.

Maïte : Et concrètement, tu as pris des formations en ligne ou tu as appris toute seule ?

Louise : Les deux en fait. J’ai regardé plein de tutoriels sur YouTube, j’ai lu des articles, j’ai expérimenté. Et j’ai aussi suivi quelques formations en ligne pour approfondir certains points.

Mais surtout, j’ai pratiqué énormément. Parce que c’est vraiment en faisant qu’on apprend. Les premières vidéos étaient pas terribles, mais peu à peu je me suis améliorée.

Louise Ebel Pandora

Le modèle économique actuel

Maïte : Et du coup aujourd’hui, comment tu gagnes ta vie avec ce nouveau type de contenu ?

Louise : Alors aujourd’hui j’ai plusieurs sources de revenus. Il y a déjà les revenus publicitaires de YouTube, via Google. Ça c’est une partie.

Ensuite, j’ai des collaborations avec des institutions culturelles. Des musées, des expositions, des centres d’art. Ils me contactent pour créer du contenu autour de leurs expositions.

Et ça, ça me plaît beaucoup plus parce que c’est vraiment du contenu qui a du sens, qui est en lien avec mes valeurs et mes passions.

Et puis j’ai aussi développé une boutique en ligne où je vends des vêtements et des accessoires qui correspondent à mon univers.

Maïte : Et du coup tu as fait le choix de ne pas faire de Patreon ou de Tipeee ?

Louise : Exactement. Alors je sais que beaucoup de créateurs font ça et je respecte totalement ce choix. Mais moi, j’aime pas l’idée de demander directement de l’argent à ma communauté.

Je préfère dépendre des institutions ou de YouTube, des pubs, mais pas des gens directement. Même si quelque part c’est vous qui financez puisque beaucoup des institutions avec lesquelles je travaille sont publiques, donc c’est vos impôts !

Mais voilà, c’est un choix personnel. Je veux pas créer cette relation de dépendance financière directe avec ma communauté.

L’organisation quotidienne

Maïte : Et comment tu organises tes journées ? Parce que tu produis énormément de contenu.

Louise : Alors moi j’ai une organisation assez stricte. Je sépare ma journée en deux.

Avant 12h, je fais tout ce qui nécessite d’être disponible pour les autres. Les réunions, les visites d’expositions, les shootings photos, les rendez-vous professionnels. Tout ce qui nécessite que je sois dispo pour interagir avec d’autres personnes.

Et après 12h, c’est mon temps de création solo. Le montage vidéo, l’écriture, la gestion des réseaux sociaux, les mails. Tout ce que je peux faire seule et qui nécessite de la concentration.

Et ça, ça me permet d’être beaucoup plus productive. Parce que je sais que le matin je dois faire toutes ces choses-là, et l’après-midi je peux me concentrer sur la création.

Maïte : Et en termes de volume, tu produis combien de vidéos par mois ?

Louise : Alors je fais environ 4 à 5 vidéos YouTube par mois. Chaque vidéo me prend environ 3 jours de travail. Un jour de tournage et deux jours de montage en général.

Donc c’est vraiment beaucoup de travail. Mais c’est important pour moi de maintenir cette régularité et cette qualité.

Les projets futurs

Maïte : Et tu as des projets pour l’avenir ?

Louise : Oui, j’ai plein de projets ! Je travaille sur des formats plus longs, des courts-métrages, des documentaires. Des choses qui nécessitent plusieurs mois de production.

Parce que maintenant que je maîtrise la technique, j’ai envie de créer des choses plus ambitieuses, plus abouties.

Et puis je continue de développer ma boutique en ligne aussi. C’est un projet qui me tient à cœur parce que ça me permet de créer des objets physiques qui correspondent à mon univers.

Les 3 conseils de Louise pour les entrepreneures créatives

Maïte : Alors pour terminer cet épisode, est-ce que tu aurais 3 conseils, 3 apprentissages, 3 choses à dire qui te paraissent importantes quand on aime travailler dans sa passion et qu’on veut en faire un métier ?

Louise : Alors oui, donc il y en a un, je pense le plus important et je m’adresse surtout aux femmes : le syndrome de l’imposteur à la poubelle.

Ayez la confiance en vous d’un homme moyen hétéro parce que les hommes ont aucun problème à pondre des trucs dans le domaine public. Enfin tu vois, face à une audience, ils se disent pas « ça va être de la merde ». Les femmes c’est quasiment tout le temps, on est genre on s’excuse presque d’avoir fait des choses, non ?

Allez-y. Stop, pas de syndrome d’imposteur, vous valez tellement plus que ce que vous pensez. Et même, comme je l’ai dit, en gagnant des compétences, comme la technique par exemple, ça peut être autre chose dans vos domaines, vous allez gagner confiance en vous parce que vous allez réaliser que vous pouvez le faire et que vous pouvez même être forte. Et c’est une mentalité de « ouais, je peux le faire et je vais le faire », un truc de guerrière qui fait du bien.

Deuxièmement, ça c’est très important : ce sera jamais parfait, il vaut mieux faire les choses. Beaucoup de gens, je pense, n’osent pas en se disant « Ouais mais je n’y arriverai pas, je suis pas au niveau ». En fait, il faut bien commencer quelque part. Par exemple, les gens que vous voyez, les grands youtubeurs, les machins, ils ont commencé à faire des vidéos pourries.

Donc quel que soit le domaine, il faut bien commencer quelque part. Et oui, ce sera pas terrible au début, mais c’est pas grave. Après on apprend, on évolue, on fait mieux. Mais l’essentiel c’est de le faire parce que la plupart des gens hésitent et finissent par jamais le faire. Et moi j’insiste beaucoup, toujours sur : go go go.

Et puis le troisième, c’est que bon, là, une fois que vous avez les 2 autres, on va pas se mentir : faut travailler, faut travailler et faut pas baisser les bras.

Et en fait c’est aussi un truc… En tout cas dans le cadre de la création de contenu, c’était pareil à l’époque des blogs, les gens se disent « Ah je vais le faire et tout ». Et dès que ça devient un peu dur parce que ça marche jamais dès le début, les gens… Ouais non. Moi, jamais arrêté et c’est énormément de travail et faut être sûr d’avoir les épaules pour ça. Voilà.


Conclusion

Maïte : J’adore tes 3 conseils. Merci beaucoup Louise, c’était génial. Merci infiniment pour ton temps, pour tout ce que tu as partagé avec nous. C’était vraiment une grande fierté de t’avoir dans le podcast.

Louise : Merci, je suis ravie.

Maïte : Je vais quand même dire aux gens que ça a été épique parce que tu voyages tout le temps et donc je suis très contente qu’on ait réussi à trouver ce moment-là. Donc doublement merci.

Louise : Beaucoup de… En fait comme je te dis, je t’ai expliqué, le matin c’est là où je dois faire tout ce que je peux pas faire l’après 12h. Donc en fait ça se remplit hyper vite et le truc c’est que parfois du coup le matin je vais avoir des visites d’expo, je vais avoir des rendez-vous de boulot, tous les trucs que je peux pas faire l’après 12h je les mets là. Et du coup ça fait… Par exemple là tu vois j’ai pas pu faire mes mails, j’ai pas pu m’occuper des réseaux sociaux, j’ai pas pu faire tout ça, il va falloir que je le fasse en 4e vitesse pour pas déborder après sur… Voilà. Mais je suis ravie d’avoir pris ce temps. C’était vraiment super intéressant d’en parler avec toi.

Et je te remercie pour ton intérêt aussi parce que je ne savais pas que j’avais des trucs à dire intéressants à ce moment-là.

Maïte : Bah écoute, tu reviens quand tu veux en tout cas, c’était vraiment un grand plaisir. Et puis je te souhaite beaucoup de succès pour l’année à venir parce que manifestement il y a beaucoup de choses qui arrivent.

Louise : Oui, oui bah ouais, j’espère. Bah toi aussi je te souhaite beaucoup de succès, plein d’invités passionnants, plein de gens qui écoutent.

Maïte : Merci beaucoup Louise, à très bientôt, salut !


Mot de la fin

Cet épisode est maintenant terminé. J’espère qu’il vous a plu autant qu’à moi. J’étais, comme je vous le disais, vraiment très fière de pouvoir vous le proposer car Louise est une source incommensurable d’inspiration pour moi.

Ses vidéos, ses tenues, sa culture sont autant de richesses qu’elle distille à la fois dans ses vidéos sur Instagram mais aussi sur sa chaîne YouTube. Et je vous invite donc à découvrir, si vous ne l’avez pas encore fait, la qualité incroyable du travail de Louise.

Encore merci pour ta venue dans le podcast ma chère Louise. C’était un grand plaisir de pouvoir t’écouter et j’ai hâte de découvrir les vidéos dont tu parles en teasing à la fin de cet épisode.

Avant de vous retrouver la semaine prochaine pour l’épisode 100, une incroyable rencontre là encore, je vous souhaite une merveilleuse semaine et je vous dis à la semaine prochaine.


Retrouvez Louise Ebel

  • Instagram : @louiseebelpandora
  • YouTube : Louise Ebel
  • Contenu : Mode, culture, expositions, histoire de l’art
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