J’avoue avoir été surprise par le défilé de la collection de Tsolmandakh Munkhuu, au festival d’Hyères.

Ma première pensée, je l’avoue, c’était un trait d’humour… 

Photos : Shoji Fujii

… Mais sinon, en y regardant de plus près, on comprend que le public ait remis son prix à ce styliste de Mongolie.
Une référence manifeste à son patrimoine culturel, cf. l’esprit « Steppes » de la collection de Catherine Malandrino pour l’hiver 2010 : 
Photos : FashionMag.com
Mais aussi, les coupes et caractéristiques de la mode actuelle : veste épaulées, détails travaillés (broderies, motifs inspirés de tapis mongols,…). 
Et beaucoup d’énergie ! 
L’effet produit par ces silhouettes est saisissant. Une sorte de magie mystique se dégage des mannequins, toutes de noir vêtues. Mais ce ne sont pas des monochromes. Les plissés, les volumes, les superpositions créent une palette de noirs très différents, avec des effets de matière très recherchés.

La morale de l’histoire? Suivez vos rêves ! 
Tsolmandakh Munkhuu ne suit sa vocation artistique que tardivement, après des études de droit… Mais elle se rend compte que ce n’est pas sa voie, et change de direction, pour présenter à 33 ans, sa première collection. Un succès !