J’ouvre une papillote à Noël : « Un gentleman, c’est quelqu’un qui se sert d’une pince à sucre même quand il est seul à table. »
Ma sœur se marre : « C’est un peu comme toi, qui porte à la maison des talons aiguilles ».
Les frangines sont parfois vaches ! Néanmoins, même si je ne marche pas en talons chez moi, il y a du vrai là-dedans : n’est-ce pas un plaisir jouissif que de savourer un luxe gratuit ? Je suis sûre que la plupart d’entre vous me comprennent.
Je m’explique et j’avoue ma forfaiture : j’apprécie particulièrement une parure de sous-vêtements coordonnée à ma tenue, une doublure de veste originale, l’intérieur d’un sac tout en couleur…
Je vais même jusqu’à cultiver, avec délectation, la suprématie de l’esthétique sur l’aspect pratique. Vécu : sortir par moins 10° avec un pull angora ultra décolleté sur la peau (ça fait craquer les hommes). Les manuels pratiques ne sont pas les seuls ouvrages dignes d’intérêt, la poésie et autres calligrammes sont aussi, voire plus, précieux.
En matière de garde-robe, l’inutile est peut-être futile, certainement pas superflu. L’accessoire est peut-être un détail mais le détail n’est jamais accessoire !