La mode part à l’assaut de l’espace dans l’édition Who’s Next et Première Classe de Septembre. 
Le visiteur est plongé dans l’univers dès son entrée dans le salon : une sorte de sas fait la frontière entre le Paris d’aujourd’hui, que vous venez de quitter, et la Mode de Demain. Même le contrôle d’identité vous confirme que votre badge est comme un passeport pour un ailleurs…
Une métaphore pour la mode à venir / avenir à travers une exploration de l’espace… Pas mal.
Cette allusion est très présente, avec notamment une scénographie de néons de lumières et autres rayons lasers matérialisés par des filins de couleur.
Les visuels Première Classe et Who’s Next se répondent. Sur l’un, on imagine une sorte de guerrier à la manière des Star Wars, sur l’autre, sa geisha.
L’atmosphère choisie par la direction artistique se retrouve logiquement dans le parcours de visite, à travers la sélection NOMAD INTERGALAKTIK, qui présente le travail de créateurs un peu OVNI dans la création actuelle. Bulles aura l’occasion de vous en présenter quelques uns bientôt. 
En attendant, retour sur le défilé événement du salon, qu’il est bon de qualifier d’INTERGALACTIQUE. Explication …

Deux escalators, d’immenses panneaux lumineux, des marches. Un décor très vertical, très aspirationnel quelque part.

Le conceptuel continue dès que la musique commence, et que les éclairages sont lancés. Une musique électronique, rythmée par les paroles d’une voix off, très grave. De la fumée se forme au coeur de la scène, une silhouette apparaît, accompagnée du mot « Sylphide », qui défile sur les écrans. Immobile, elle capte l’attention du public en un instant. Puis, avec autant de grâce que de lenteur, elle descend marche après marche les escaliers pour se montrer à la lumière des projecteurs. WAOW !
Après un petit tour, elle laisse la place à plusieurs tableaux, très différents mais complémentaires. Les constantes? Il nous est raconté une histoire, centrée sur une joyeuse bande de jeunes, et leurs rites. Danses, déhanchements, le cercle se forme autour du danseur qui s’exprime, avant de laisser sa place au suivant.
 
Les vêtements sont incroyables de matières, de couleurs, de forme. Une certaine influence japonisante. Une vraie poésie.
On a l’impression d’être spectateur du Cinquième Elément, et que les modèles et situations projetées sont le miroir de celles de demain.

La danse est très présente et rythme les tableaux. On dirait une comédie musicale ! En tout cas, les mannequins-danseurs ont l’air de beaucoup s’amuser !

Un caractère complètement déluré donc, mais aussi très réaliste j’ai trouvé. Décalé mais plausible. C’est fort non? 
Bravo à l’équipe de chorégraphie en tout cas, j’ai trouvé le show absolument dingue, et d’une richesse à laquelle je ne m’attendais pas.
Pour finir? TATA YOYO ! Un clin d’oeil rigolo, là encore totalement inattendu, qui donne le sourire, après avoir écarquillé les yeux !
La morale de l’histoire?
Pour moi, une grande invitation à se faire plaisir. La mode, c’est cette explosion de couleurs, de matières, de formes. La seule chose qui compte? L’expression de sa personnalité, de son humeur, de ses envies, sans tabous, sans contraintes, sans limites. FAITES-VOUS PLAISIR !
D’autres photos : ici.
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