En me baladant à Prêt-à-Porter, mon attention a été retenue par cet objet mystérieux que voici :

Analysons ensemble.

Cylindre, boîte carton coordonnées, Noir, laqué, facettes, argent, une sorte de « Spirit of Ecstasy », comme sur les Rolls vous savez, tiens, on dirait une poignée, cet objet aurait-il donc un couvercle?
Un univers assez masculin, mais aussi très bijou, en tout cas très luxe.
Mais qu’est-ce que c’est donc?

Première idée : du parfum?

C’est vrai, ça me fait penser au parfum Armani Diamond avec Beyonce.
Perdu.
Alors là, je sèche…
Finalement j’étais pas très loin : oui du parfum, mais dans une bougie ultra-luxe. La classe !
Tout ça à cause de l’emballage, n’est-ce pas fou ?
Le packaging, c’est l’emballage d’un produit. Il y a des packaging primaires (en contact avec le produit : flacon par exemple), secondaires (la boîte en carton qui contient le produit) et tertiaires (qui contiennent plusieurs produits, par exemple les palettes des transporteurs).
Le packaging n’est pas seulement un contenant, qui protège le produit vendu. C’est aussi un élément déterminant du packaging, celui qui va vous faire acheter un produit (faites le test avec un produit surgelé qui change de recette, et de packaging souvent : le nouveau a souvent l’air plus bon, plus savoureux… sauf quand c’est raté évidemment), et qui va induire un positionnement susceptible de vous influencer dans la perception des valeurs et qualités de ce produit.
(Au secours je suis perdu) … Ok, un exemple?
Boire du champagne dans une flûte… ou dans un verre de cantine type Duralex.
La perception que l’on a du produit (=> induite par le positionnement choisi par la marque), est différente !

Plus luxe, plus cheap, plus naturel (un produit bio dans un emballage plastique ou dans un emballage carton?), l’emballage est vital, il fait partie du marketing-mix d’un produit.

Le marketing-mix, c’est l’ensemble des décisions liées à un produit, et au cycle de vie de celui-ci (lancement, renouvellement, etc.).
On parle souvent de 4P, pour « Product » (le produit et ses caractéristiques : matière, couleur, forme = packaging), « Price » (prix) , »Place » (distribution) et « Promotion » (publicité), d’après les théories Marketing de Mc Carthy (1960!).

Aujourd’hui, on inclut aussi « Process » (interactions avec le public : accueil, service, etc) , « People » (force de vente), « Physical Support » (composantes matérielles du magasin, du personnel : vitrine, rapport de comptabilité, uniforme, etc.), donc les 7P.

Cette bougie VOTIVO a donc réussi, par son packaging, à induire une perception différente. Se faisant, c’est comme si elle reprenait à son compte les qualités du-dit produit-référence choisi, dans cet exemple le parfum.
La bougie récupère des valeurs évidente de luxe, de raffinement, d’élégance, liés au parfum. Ce n’est pas un non-sens, car la bougie est elle-même parfumée. Bien-joué !

Et vous, vous en pensez-quoi ? Il y a d’autres produits qui vous ont induit(e) en erreur?