Voilà une exposition que je ne pensais pas avoir le temps de voir… Et finalement, heureusement que oui !
Je suis fan des expositions du Palais Galliera, Musée de la mode de Paris. Quand ils sont fermés, comme en ce moment pour travaux – ils réaménagent le musée avec une nouvelle galerie sponsorisée par Chanel pour mettre en avant encore plus de trésors de leurs réserves, autant dire que j’ai hâte que ça rouvre !!! – quand ils sont fermés donc, ils investissent souvent le Musée Bourdelle pour leurs exposition.

Le Musée Antoine Bourdelle à Paris

Avant de me rendre à une exposition hors les murs du Palais Galliera, je ne connaissais pas ce sculpteur français. Et pourtant, il a été très prolixe, et son travail de bronzes monumentaux est très intéressant.
Mais plus que les oeuvres en elles-mêmes, ce qui est intéressant, c’est le lieu d’exposition : le Musée Bourdelle présente en réalité la maison et l’atelier du sculpteur. Je suis particulièrement fan du jardin de l’artiste, une succession de cours grandes et moins grandes, dans lesquelles ses statues se mêlent à la végétation. Sublime, et très reposant, en plein coeur de Paris !

Jardin Musée Bourdelle Paris Sculpteur

Jardin Musée Bourdelle Paris Sculpteur

Backside : Dos à la Mode

L’exposition présentée en ce moment et jusqu’au 17 novembre (hâtez-vous!) est consacrée au dos des vêtements, et surtout de la Haute-Couture.

Robe Haute Couture Balenciaga

Balenciaga

Le thème m’a beaucoup fait réfléchir au début. Au début, je doutais de la pertinence de l’expo.
« Les dos ? Sincèrement ? Ils vont nous présenter des dos nus, et donc ? »

Comme je me trompais !

Car comme je vous le disais sur Instagram, je n’avais pas pris la mesure de l’importance du dos dans la mode. Et pourtant… Comme vous, quand j’achète un vêtement, comme je suis heureuse quand la cabine comporte des miroirs latéraux, pour se voir sous tous les angles !
Au départ, c’était une marque de fabrique d’H&M et de C&A (il y a même une estrade chez C&A !!!), et puis de plus en plus de marques les proposent, notamment grâce aux miroirs connectés et donc aux caméras disposées ça et là dans la cabine pour offrir en même temps une vue de dos et une vue de face.

Et pourtant, si nous ne nous percevons pas de dos, les personnes qui nous entourent, elles, le peuvent.
Et nous ne sommes pas du tout comme nous pensons être, vus de dos !

Expo Backside dos à la mode Galliera Paris

Le dos de mes clientes

La preuve, en accompagnement shopping, j’ai souvent des clientes qui complexent sur leurs fesses. Parfois, pour des raisons complètement surnaturelles, mais que voulez-vous, un complexe est difficile à expliquer / comprendre et surtout déloger.

Alors ce que je fais, généralement, c’est que je prends des photos… Les photos n’ont pas d’émotions, ou de sentiments, et donc pas de complexes… Et là, souvent, le miracle opère.
Et mes clientes  se « voient » comme nous, comme je les vois. C’est parfois un déclic, parfois pas, mais dans tous les cas, il y a un avant et un après pour les clientes. Et c’est un bonheur de les voir se sentir belles et dépasser leur complexe en cabine.

Bon, c’était une parenthèse personal shopping, mais tout ça pour vous dire que cette exposition m’a bluffée. La qualité est là, bien sûr, car les pièces présentées sont absolument magnifiques, mais surtout, les choix scénographiques sont à la hauteur du défi.

L’affiche

Affiche Expo Backside Dos à la Mode Musée Bourdelle

Il n’y a qu’à aborder le thème de l’affiche de l’exposition par exemple. Une création de Martine Sitbon, que le grand public ne connaît plus, mais qui a marqué la mode de la fin des années 1970 à 2005, quand sa marque dépose le bilan, puis jusqu’à 2013, quand Rue du Mail cesse ses activités. Elle a par exemple aussi contribué à donner un nouveau souffle à Chloé, à la fin des années 80.
La photo est signée Jean-Loup Sieff, le même à qui l’on doit le beau portait d’Yves Saint-Laurent nu, dans les années 1970.

L’expo

Présentée au sous-sol, mais aussi dans les différents espaces de l’atelier d’Antoine Bourdelle, l’exposition fait la part belle aux types de dos dans la mode. Si je l’ai trouvée au départ peut-être un peu trop simple, j’ai mieux compris cette répartition en fin d’exposition, après avoir vu la variété de dos dans la Haute-Couture.
Un peu de simplicité ne fait pas de mal au final !

Jean Patou par Christian Lacroix

Jean Patou par Christian Lacroix

Les pièces phares sont bien sûr, la robe Guy Laroche portée par Mireille d’Arc dans le Grand Blond – Pierre Richard n’était pas au courant, ce qui explique l’effet de surprise incroyable qu’il a dans le film 🙂 – l’ensemble de Martine Sitbon présenté sur l’affiche, une très belle robe de mariée avec longue traîne, comme les Duchesses, de la maison Maggy Rouff, une robe de Victoire ailée Thierry Mugler, le string à l’initiale « Gucci » de Tom Ford, et ma robe préférée… une sublime création Jean Patou par Christian Lacroix.

Allez voir cette expo pendant qu’il en est encore temps !!!!